Mettre en place une stratégie d’implantations locales : c’est simple à dire mais plus laborieux à entreprendre.

Publié le par relance

Il faut pour que cela marche compter sur un effet boule de neige : un noyau très soudé, persévérant, ambitieux pour lancer la mécanique autour d'un chef de file qui sera le président que vous élirez. Il doit avoir une culture politique indéniable. Son rôle sera d’insufler une dynamique au sein de notre mouvement et autour. Parler politique aux adhérents.  Insuffler une culture , un besoin de débattre sur la politique générale : parler concret et global sur un projet, dans le détail c’est après. Commençons par parler de ce que nous aimons, de ce qui nous passionne. La petite boule neige aura alors déjà grandi.

 

Pour cela, n’oubliez pas qu’il nous faut un président ayant une bonne culture politique. Le président que nous élirons devra avoir la foi c'est-à-dire y croire. Nous devons sentir en lui une volonté inébranlable de combat, de victoire, de proposer une autre vision politique. Rien que le fait d’être imprégner de cette soif de faire changer la société grandit notre effet "boule de neige". Etre comme cela fédérateur, rassembler ceux qui sont Modem et ceux qui ne le sont pas au sein d'une même éthique, d'une même méthode, d'une même famille.

 

La boule de neige peut alors grandir : misons sur les forces vives actuelles de notre département. Il existe quelques noyaux d’adhérents, de sympathisants très impliqués : il leur manque d’être épauler par le département. Les besoins seront parfois identiques, parfois différents ? Pas graver : le bureau autour de son président y répondra. Une analyse extérieure et intérieure à l’antenne locale permettra d’identifier plus finement les moteurs et les carences.

L’objectif sera alors d’être crédible et donc visible : des inconnus s’agrègeront inévitablement à cette aventure. Les adhérents, militants Modem seront tenter par l’aventure chez eux, dans leur zone géographique : la boule de neige a encore grandi.

 

Afin que la boule de neige grandisse encore plus, nous devons nous structurer : le règlement intérieur sera plus démocrate, plus transparent et l’organisation orienté vers l’action. Nous devons tenir compte des contraintes de toutes associations bénévoles : la gestion du temps (très long à expliquer ici) et de l’argent (informations tout au long de ce tract puis une synthèse).

 

Déléguer, déléguer, ce mot revient souvent et est peu employé en réalité : ce n’est pas une chose facile et n’est pas à la portée du premier venu car il demande de la confiance, du contrôle, des objectifs, etc… Déléguer ne veut pas dire ne plus rien faire, déléguer veut dire moins en faire sur ce sujet pour en faire d’avantage ailleurs.

Les antennes locales sont la base de toute implantation locale. Une antenne locale se définit par une zone géographique dans laquelle on vit, on échange, on se sent bien. Les zones définies en haut lieu telles que les circonscriptions dites « Pasqua » ne correspondent à aucun lieu de vie : elles répondent d'une cuisine partisane et électorale. Est-ce un problème ? Non si les législatives seront organisées sur un mode projet autour duquel s'associent tous les candidats. Les antennes locales sont les noyaux durs à toute action d’envergure, qu’elles soient intercommunales, départementales, régionales, nationales, voire européennes. Les antennes locales sont le lieu où les sympathisants s’agrègeront.

 

Les intercommunalités sont indissociables des antennes locales. Pas de chef ici uniquement des relations, indispensables, de travail entre antennes locales. 6 à 7 zones géographiques dans le département seront probablement définis de manière pragmatique. Un binôme par zone, n’appartenant pas à cette zone géographique, apportera un œil extérieur, du liant s’il le faut. Pas de chef ici encore.

 

C’est la libre entreprise dans chaque antenne locale, avec uniquement une charte à respecter et qui évitera toute cacophonie chez nous. Sur n’importe quel sujet nous devrons être ouverts, nous en débattrons, nous prendrons une décision et nous l’appliquerons. Rien ne doit entraver l’action des autres antennes locales.

 

Notre mouvement départemental devra prendre des positions précises sur des projets, via un conseil départemental avec un fonctionnement de type « parlement » et une présidence à l’affût de toutes les opportunités permettant de mettre en avant une antenne locale via les médias. Le syndrome circuit de F1 ne doit plus se reproduire.

 

Ce que je viens de décrire, plus haut, peut être résumé par « une ambiance, un atmosphère, un état d’esprit » nouveau, moteur, de conquête.

 

Listons maintenant, sans être exhaustif, 2 axes qui nous permettrons de réaliser nos projets :

 

La mutualisation :

  • Les départements alentours seront vivement invités à participer au projet. Les Yvelines seront un département fédérateur.

  • Nous devons être une force de proposition et d’action sur le plan national : le national devra nous épauler pleinement. Les Yvelines seront un département moteur.

  • Lister les projets locaux que nous avons en communs, y travailler et en faire profiter le plus grand nombre. Les Yvelines seront un département commutateur.

La formation :

 

  • Une large palette de cycles de formation :

    • La culture politique.

    • Cadre juridique et financier (aménagement du territoire, la nébuleuse des subventions, etc).

    • La communication de pré-campagne électorale (prise de parole, le bon tract, le porte à porte, etc).

    • La campagne électorale (juridique, financier, projet, tract, négociation, etc).

  • Des formations partiellement réutilisables : vidéo, fonds documentaires en ligne à usage intranet

  • Et surtout des dates définies longtemps en avance (effort de planification)

Dans notre société, les moyens financiers sont importants : listons ici, sans être exhaustif, les actions qui nous permettrons à la fois de mettre du liant dans les relations humaines et d’accroître notre capacité financière :

  • Barbecue ou fête payante (en juin pour la fête de la fédération et/ou en mai pour l’Europe, à voir

  •  Quête à chaque séance de formation ou bien mise en place d'un droit d’entrée

  • Après un bon porte à porte, il est évident que l’on repart avec un don en poche.

  • Participation à des manifestations (vide grenier, débats publics, etc..) avec tenue de stands (nourriture, gadgets, etc..). 

  • Une réunion, c’est beaucoup de contrainte : temps de déplacement, carburant, on ne peut rien faire pendant et cela altère notre vie de famille. Pourtant des outils de visio conférence très performants existent (à 10, 50, 100 personnes). Bien sûr, des règles doivent être mis en place : les personnes chez elles écoutent, regardent et ne peuvent intervenir que par tchat. Une personne dédiée synthétisera les interventions, les questions et seront soumises lors de la réunion. Cette pratique permettra d’être beaucoup plus efficace en terme d'énergie et plus économe en terme de moyens.

  • Et innover, innover en permanence en restant fidèle à nos méthodes, à nos valeurs du centre.

Jean Louis Rodrigues

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